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Après un petit déjeuner de bienvenue, le SEO Camp 2016 de Lille débute avec la traditionnelle présentation du président et de la nouvelle formule du CESEO.

En parlant de CESEO, une série de bons conseils avant de passer la certification vont désormais être accessible sur le site de l’association : un nouveau test actualisé de 100 questions.

Première conférence : Conférence R

Plus rapide qu’excel, donc pour des grosses données c’est très pratique ! C’est un langage interprété et non compilé (comme le Java) qui se révèle simple et intuitif.

Révolution Analytics racheté par Microsoft a permis d’aller plus loin et d’être plus rapide jusqu’à 20x.

Query explorer pour Analytics pour automatiser les rapports : filtrage poussé pour des exports automatiques

Shiny : plateforme en dynamique de développement pour R. Permet de rendre dynamique les informations sur des tableaux de bords. Exemple de Rocketmill.

Avec il est possible de faire des tris rapides et de supprimer le bruit. Par exemple, l’utilisation de treetagger pour annoter les textes et compléter, mais surtout choisir les éléments à analyser pour catégoriser les informations et données.

Grâce à Yooda Insight la stratégie à suivre est :

  • Audit sémantique pour proposer des nouveaux services aux internautes et pourquoi pas de nouveaux partenariats.
  • Diagramme de venn pour des milliers de mots clés traités avec R en quelques secondes (ce qui ferait planter excel par exemple)
  • Génération d’une matrice de Venn via Biopath et tous les keywords auront un code binaire par site.
  • Donc des informations complémentaires pour savoir si cela vaut le coup de se positionner dessus. Mais avant il faut clustoriser
  • Clusteriser : suppression mots creux, des caractères spéciaux via par exemple word2vec de Google
  • Ensuite il faut prioriser les cluster via un outil colle Yooda
  • Finalement génération d’un graphique pour avoir un point visuel a présenter

Plus d’infos sur data-SEO.com et sur le Prezicast.

Seconde conférence : pièges à eviter pour l’analyse sémantique

Seconde conférence par Antoine Brisset :

Analyse pour quoi faire ? Pour du calcul de densité, le calcul de n-grammes, le calcul tf x idf (Trust Flow par Indice de Fréquence), etc. Il y a plusieurs niveaux :

  • Analyse morpho-lexicale
  • Analyse syntaxique
  • Analyse sémantique
  • Analyse pragmatique

 

La conférence se concentre sur les deux premiers niveaux pour permettre de produire des analyses intéressantes pour le SEO.

Première étape : passer du HTML au texte (supprimer l’ensemble des balises) et donc ne garder que les noeuds texte. La premier piège à éviter est de ne pas oublier de supprimer les balises Script, noscript, style et commentaires.

Le second piège à éviter : ne pas prendre en compte les redirections serveur, remplacer les caractères invalides et décoder les entités HTML. Seconde étape : la tokenisation, l’objectif est de convertir et segmenter les chaînes de caractères.

Troisème piège, ne pas se fier qu’aux espaces pour les traitements. Attention ça fonctionne bien sur des analyses unigrammes, mais pas pour des n-grammes (bi-grammes, tri-grammes, …). Dans ce cas nous splitons les signes de ponctuation mais pas les espaces pour créer des sous-chaînes. Attention aussi aux exceptions : acronymes (ex: V.T.T), les mots avec apostrophe (ex: aujourd’hui ou prud’hommes). Cela dépend de la thématique de l’analyse.

Troisième étape : l’étiquettage morpho-syntaxique. C’est-à-dire associer les tokens en familles, nous allons donc utiliser un corpus arboré.

Quatrième étape : normaliser la casse. Exemple conversion des majuscules en minuscules, afin d’éviter les traitements statistiques de deux mots distincts.

Cinquième étape : la lémmatisation. Son objectif est d’obtenir l’entrée du dictionnaire associée à un mot, afin de rassembler les formes fléchies d’un même mot (exemple : journée et journées). A ne pas confondre avec le stemming, qui lui supprimer la racine d’un mot (exemple chevaucher ==> cheveau).

Sixième étape : les stop words sont à supprimer, ils n’apporteront rien à l’analyse statistique. Et nous en profitons pour supprimer les caractères numériques (95% des cas) et les chaînes d’un seul caractère. Mais aussi harmoniser les mêmes orthographes selons les accents.

Troisième conférence : lire entre les lignes de la communication de Google

Conférence par Sébastien Monnier (ex-googler) Search Quality Team : basée à Dublin (toutes langues sauf EN) et en Inde pour l’anglais. Une centaine de personnes. Webmadter Outreach Team (exemple des talks de John Muller), ici une dizaine de personnes entre Zurich et Dublin. Webspam team et autres équipes : basées à Mountain View, que des ingénieurs qui communiquent peu. Ils sont en charge du développement d’algo et de superviser la Search Quality Team. Exemple de Matt Cutts. Des moyens de communication : Hangout, Youtube, tweets « perso ». Google, quelle stratégie ?

Premier point, un focus sur la mobilité et nous passons de mobile first à mobile only. Le blog insight Search passe des retours search et algorithmes à des mises en avant du mobile et des évolutions mobiles de Google.

Second point, des nouvelles guidelines : sans l’annoncer officiellement, Google a fait des mises à jour (HTTPS, accessibilité, nombre de liens maximum par page, le crawl).  A savoir que Google recommande maximum quelques milliers de liens par page (1 000 / 1 500).

Troisième point : les backlinks. En 2015, nous constatons de moins en moins de pénalités manuelles, il y a peu de grandes annonces de la part de Google et la chasse aux liens ne semble plus être la priorité de Google.

Quatrième point : mais où est Matt Cutts ? Déjà il va bien, mais il est peut-être toujours en congé sabbatique depuis presque 2 ans. Pas d’infos sur le fait qu’il ait intégré ou non la webspam team.

Cinquième point : Amit Singhal, en charge de l’algo de Google depuis 2000 : la figure la plus importante pour le moteur de recherche. Il est parti la semaine dernière et a été remplacé par John Giannandrea, un spécialiste du Deep Learning et directeur de Metaweb.

Sixième point : qu’est-ce que RankBrain ? Créé par John Giannandrea pour traiter les requêtes de longue traîne et intègre le deep learning à l’algo de Google. Au final Google passe de gendarme à police des polices pour valider que son algorithme tourne toujours comme il le devrait et qu’il n’y a pas d’effet de bord.

Pour conclure Google veut transformer le SEO en optimiseur d’expérience des usages (user centric), mais aussi Google devient une vraie boîte noire. C’est la pause déjeuner ! On se retrouve à 14h30 sur le SEO international =D C’est la reprise, tout le monde a bien déjeuné ?!

Quatrième conférence : SEO en Chine : Comment être visible ?

A l’international la clé sont les mœurs. Il est donc important de ne pas copier sa stratégie sur tous les pays. (Clin d’oeil à la conférence du webatelier de Roland).

Fin 2015 => 688 millions d’internautes chinois (48,8% de la population et 3 fois plus qu’aux USA). Le taux de pénétration ne cesse d’augmenter. Les spécificités du SEO en Chine L’histoire commence par le B.A.T. Baidu, Alibaba et Tencent qui regroupent toutes les recherches des chinois : personne ne peut y échapper !

Pour faire du SEO en Chine, il faut avoir une vision large : du SEO 360, sur Baidu (oui), mais aussi sur Alibaba pour le e-commerce, du SEO sur une « grosse place de marché ». Et à savoir que sur les moteurs de recherche Baidu n’est pas le seul en Chine. Le SEO sur Baidu : balise SEO, images, sitemap, robots.txt, netlinking, HTTPS, prore algorithme mis à jour (équivalent pingouin et panda).

A savoir que Baidu fonctionne de plus en plus comme les moteurs de recherche occidentaux. A savoir que la moyenne est de 14 résultats sur une requête de recherche, dont des sites de Baidu (équivalent wikipedia par exemple). La différence se situe dans le « label V » et il faut valider, cela à un coût. Exemple 80 000€ pour la certification V1, c’est un plus pour augmenter son CTR, mais n’impacte pas « directement » le postionnement. Le SEO sur alibaba : le référencement sur les plateforme de e-commerce.

Tous les chinois passent par les sites du groupe d’Alibaba :

  • du référencement sur les plateformes e-commerce taobao (avec son propre algorithme)  où les marchands créent une boutique en ligne et ne créent pas de site dédiés. Ce qui influencera le classement sera le mot-clé et le taux de clic.
  • du référencement sur des places de marché

Le SEO par Baidu pour le marché :

      • L’indice, pas vraiment le volume de recherche mais une idée par un indice avec l’indice de baidu, l’indice de 360 et l’indice de taobao.
      • Baidu analytics  : équivalent de Google Analytics. Pour info, un code de suivi GA fonctionne mais ralenti le site
      • Baidu webmaster tools
      • Et bien d’autres outils …

Exemple des lunettes de soleil : pas forcément en fonction de la forme des lunettes mais en fonction de la forme du visage. Le point indispensable  : parler/comprendre le chinois. En Chine ce ne sont pas des lettres, mais des caractères.

Cinquième conférence : Synergie SEA/SEO

David Groult, consultant chez Open Linking nous présente du SEA, du SEO et la synergie entre ces deux leviers. Chaque jour 15% des requêtes sont des nouvelles requêtes : travailler tous les jours  et s’adapter.

Peut-on appeler sa marque sur Adwords ? Il ne faut juste pas utiliser le nom de marque d’un concurrent dans l’annonce. Pour acheter sa marque : double exposition, meilleure flexibilité pour les opérations commerciales, analyse de l’évolution de sa visibilité. Contre acheter sa marque : cannibalisation SEO/SEA et pour certains des dépenses vues comme inutiles.

David nous indique que cela permet du trafic incrémental de 10% : en fonction de la valeur monétaire des clics, du montant, du CPC et est-ce que mes concurrents achètent ma marque (pour contrer les achats).


Les datas :

      • Profiter de la data adwords sur les mots clés et contrer le not provided et la reporter sur le SEO
      • Trouver des sites affinitaires pour le netlinking via le Display
      • Analyse sémantique : sémantique des pages et wording des annonces

Le SEO pour améliorer Adwords : améliorer le QS, une page optimisée en SEO permettra d’être le plus précis sur sa requête et par rapport à l’annonce

Et finalement payer de l’adwords aide-t-il le SEO ?

Google bot crawl les URL adwords et flux shopping, mais n’indexe pas ces URL

Pour conclure : tester , tester, tester, accumuler de la data, les exploiter, pour ensuite performer !
Et pour finir l’astuce de David :

Voici le lien vers la présentation de la conférence Synergies SEO / SEA 

 

Sixième conférence : Relation annonceur/prestataire & gestion de projet SEO

Aurélien, revient sur les bases du SEO, les bonnes pratiques, mais aussi tous les retours d’expérience.

Être un bon SEO c’est bien, mais il ne faut pas néglieger le 5ème pilier : la gestion de projet Le plus gros problème c’est l’inertie : plus la structure est grosse plus c’est compliqué..Exemple de 4 personnes pour mettre à jour la title.

Le meilleur point c’est la gestion de projet et la gestion du temps. Les phases importantes :

  • L’appel d’offre
  • Audit/Préco – Set up SEO
  • Préconisation précises
  • Les impacts de recommandations
  • Le temps SEO : privilégier l’échange et le prévoir car une interruption = 15min de « perdu », mais aussi distinguer le « important », le « urgent ».
  • Terminer une relation : toutes les bonnes choses ont une fin. Dire merci, ne pas généraliser, ne pas fermer la porte et expliquer pourquoi. 

 

 

Table ronde : se former au webmarketing (et donc au SEO)

Le profil d’un bon référenceur selon Sébastien : oui le mouton à 5 pattes. Yann nous indique les 5 pattes : tester, savoir lire et écrire, connaître le marketing, connaître la technique, savoir parler plusieurs langues.

Un point clé est de savoir gérer la frustration ! Si une compétence doit soritr du lot : être bidouilleur. Combien d’heures universitaires pour être au point? : la question n’est pas le nombre d’heures de cours, mais bien de faire des tests, de bidouiller. Faire de la mise en pratique en cours et à côté. Les cours permettent de faire de l’évangélisation, c’est la pratique à côté qui fait la différence. Il faut être passionné et mettre les mains dans le moteur.

Les futures compétences pour le monde du webmarketing : pousser l’analytics selon Sébastien, les sciences humaines selon Yann (culture G,  etc.) et une hiérarchie de l’information dans des reportings/dans la data. Pour aller plus loin que les tests, se renseigner sur des vidéos, les moocs et autres astuces.

A  noter « qu’il y a toujours besoin de sexitude » S. Monnier

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