PARTAGER

Lancement de la plateforme Google shopping « les achats à proximité ».

Mine de rien, Google vient de sortir une nouveauté qui va complètement changer les attitudes de recherche des internautes et peut-être même bousculer notre rapport avec internet.
Avant de rentrer dans une réflexion ouverte, il est nécessaire de faire un point sur les composantes de ce module :

Google places :

Google places permet à un commerce ou une entreprise d’indiquer de nombreuses informations les concernant : horaires d’ouverture, photos, vidéos, offres spéciales.
Après avoir saisi vos informations dans Google places, les coordonnées de votre entreprise seront automatiquement listés sur Google Maps et Google dans les listes de recherche locale.
Google places capture pret à porter

Google shopping :

Trois ans après son lancement aux US, Google ouvre le 20 Octobre 2010 sa plateforme shopping. Accessible grâce à son onglet « shopping » et à travers les résultats dans son système traditionnel de recherche, Google permet à l’utilisateur de comparer les produits et aux vendeurs de proposer l’ensemble de son catalogue à la vente. Pour certains vendeurs, ce « levier » représente déjà plus de 5% de leur chiffre d’affaires sur le net. Autant dire qu’ils ne peuvent déjà plus s’en passer.
Google shopping achat tele

Qu’est-ce donc cette nouvelle plateforme et comment faire pour s’y inscrire ?

Google shopping de proximité permet d’afficher sur son comparateur de prix les produits disponibles dans les points de ventes physiques des marchands. L’internaute pourra donc se renseigner de la disponibilité d’un produit dans la boutique la plus proche avant de s’y rendre.
Avant de vous lancer dans les achats à proximité, il est nécessaire de disposer d’un compte de produits en ligne Google Merchant Center et d’un compte Google Adresses. Si vous n’avez pas de compte de produits en ligne Google Merchant Center, il sera nécessaire d’en ouvrir un.
Cette fonctionnalité n’est actuellement disponible que pour les marchands ciblant les pays suivants : Allemagne, États-Unis, France, Japon et Royaume-Uni.

Pourquoi Google se lance dans la proximité ?

Google a récemment avoué avoir mal anticipé le tournant du social. Néanmoins il a su étendre ses offres commerciales pour draguer les PME-PMI. Voici un petit aperçu des évolutions en phase avec cette nouvelle cible :

  • Offre de couponing de 50 € visible dans les magazines grand public (rappel d’un point discuté en conférence)
  • Mise en place de Google places pour donner plus de visibilité aux petites sociétés
  • Lancement de « The favorite place » (qui n’a pas eu les résultats attendus)

Il ne faut pas oublier qu’en France le nombre de TPE représente une part importante du l’économie Nationale. Ceci permet au moteur de recherche de rendre son offre encore plus accessible.

Qui sont ses concurrents ?

Depuis le déploiement de Panda, Google a diminué la visibilité de certains comparateurs de prix pour lutter contre des pratiques de « Spam ». Certains de ces sites utilisaient les contenus de ses partenaires/clients pour les sur-optimiser en référencement naturel afin d’avoir avec une meilleure visibilité qu’eux dans les moteurs de recherche. La mise à jour a donc réduit la visibilité d’un grand nombre de ces sites qui sont dans déjà dans l’obligation de revoir leur modèle économique pour survivre !

Qu’est ce que cela va réellement changer ?

Avec l’explosion des bons plans shopping type Groupon, des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Foursquare) Google prépare brique après brique une plateforme unique d’un mix de chacun avec l’accord des marchands ! Le manque de formatage des données des sites e-commerce empêchait le moteur de recherche de classer les produits. La prochaine mise à jour du flux de Google shopping va maintenant lui permettre de définir des catégories de produits formatés au goût de Google. Certains sites sont déjà « Google shopping dépendant » et mettent régulièrement à jour leur données pour être le plus souvent visible dans ce « comparateur de prix ». Maintenant que le format des données est fixé et avec l’accord des marchands, Google peut offrir de nouveaux services comme un comparateur des prix du web vis-à-vis du secteur traditionnel, de cibler les produits marchands en fonction de la géo localisation de l’internaute ou enfin de faire des propositions de produit en fonction du comportementale de nos amis identifiés sur Google + …

Au delà des recherches des internautes, ce qui va peut être changer, ce sont les mentalités des annonceurs. Souvent le problème que nous rencontrons chez certains marchands est la séparation très distincte du marketing online par rapport au marketing offline. Demain avec le lancement de cette nouvelle plateforme, les internautes pourront se renseigner sur la disponibilité du produit via internet et se rendre en magasin pour l’acheter. Nul doute que Google arrivera à tracker ce genre d’informations.

Aujourd’hui ne nous voilons plus la face, les pure-players sont des poids lourds du référencement. Ils ont su il y a plusieurs années construire des sites totalement en phase avec les best practices en référencement face au secteur traditionnel qui freine ses optimisations à cause de plusieurs divergences internes. (Même si cela évolue dans le bon sens !). Demain il sera possible pour certaines chaines de magasins de jouer sur son atout : un réseau très étendu de points de vente.

Google devient une nouvelle fois indispensable pour les marchands et pour ses internautes tout en nous laissant rêver sur les possibilités de mélanger du offline et online …

VN:F [1.9.22_1171]
Avis: 9.0/10 (1 vote)

8 COMMENTAIRES

  1. Tout change… et rien ne change.

    Tout d’abord, ce que va indexer Google, se sont les catalogues des sites web. Pour l’instant, rien ne permettra à Google de déterminer si les produits sont présents physiquement dans telle ou telle boutique locale… rien ne change.

    Ensuite, il me parait assez délicat pour Google de déterminer si un internaute cherche à acheter sur le web ou en boutique. Je ne suis pas convaincu que ces 2 modes d’achats soient interchangeables.

    M’enfin, ça ne coûte rien d’essayer. 🙂

  2. @ Julien,

    Pourquoi tu dis ça ? il suffit juste de soumettre son flux et d’attendre que son site soit validé (c’est une validation manuelle donc du coup ça peut mettre un peu de temps).Pour mon site j’ai du attendre 3 semaines ou 1 mois si je me rappelle bien. mais après pour la mise à jour de ton flux c’est juste une question d’heure.

    • Bonjour Kiro,

      Cet article parle de Google shopping achat à proximité et non pas de Google shopping version standard 😉 La manipulation est un peu plus complexe. En plus je viens d’apprendre que cette nouvelle fonctionnalité comporte une validation manuelle. En France 1 seule personne de l’équipe de Google peut valider ce sésame …

  3. Si la localisation est bien faite, ça pourrait être une aubaine pour des boutiques dynamiques et positionnées dans une zone pas trop concurrentielle. Pour les autres malheureusement, préparer des flux et les mettre en ligne c’est un travail que la plupart des petits ne feront pas. Ceci dit le concept est excellent et équilibrera un peu une vente en ligne effectivement totalement dominée par des pure-players. Très bon dans des secteurs un peu particuliers comme celui de la parapharmacie en France – où foisonnent les petits site entretenus par des pharmacies provinciales…

    • Je ne pense que cela ait pu vous être bénéfique, Hugo .. vous avez choisi de vous expatrier pour le « bien-être » de votre spiruline, si j’ai bien compris…
      Pour moi, les petits producteurs qui ont ouvert un site internet pour étendre leur domaine de vente sont face à des revendeurs d’autant mieux référencés qu’ils font partie d’un réseau quadrillant toute la France, non ?

LAISSER UN COMMENTAIRE