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seo campus 2017

Le 9 et 10 mars s’est tenue à Paris l’édition 2017 du SEO Campus, qui réunit passionnés et experts du web pour deux journées de conférences. Au programme : des logs, du contenu, les limites des CMS les plus utilisés et bien plus encore… Rétrospective.

Aurélien Lavorel : Retours d’expérience sur Magento

Magento, un des CMS les plus utilisés notamment pour les gros sites e-commerce et qui présente pourtant plusieurs limites. Parmi les avantages de cette solution, on peut citer les redirections automatiques, la gestion automatique des balises canoniques (avec les pages filtres par exemple) et la génération automatique de sitemap par boutique. Mais Magento c’est aussi l’indexation de toutes les pages générées par la navigation à facettes, une difficulté de gestion des produits configurables mais également une gestion des cycles de vie des produits complexe. Pour aider des développeurs et webmasters à faire face à ces limites, des extensions telles que Creare SEO et des patchs comme celui de l’agence dnd sont disponibles. Il faut donc apprendre à maîtriser Magento pour atteindre de meilleurs résultats.

Vous retrouverez ici la présentation de la conférence Retours d’expérience sur Magento

Alpha Keita : Comment optimiser le crawl budget ?

Après la confirmation par Google de l’existence du crawl budget, la question que tout le monde se pose est : comment l’optimiser ? Pour rappel, le crawl budget est le nombre d’URL que Google peut et veut crawler. La première étape avant l’optimisation est donc de mesurer le crawl budget alloué à votre site. Et pour cela, la Search console ne suffit pas, il faut effectuer un croisement entre ces données et une analyse de logs avec segmentation. Pour l’optimisation, plusieurs critères sont à prendre en compte parmi lesquels on peut citer : la santé du crawl (temps de chargement, erreurs de crawl), popularité (page rank et dilution de celui-ci, profondeur de clic, traitement des pages orphelines etc.) et obsolescence (taux de rafraîchissement de l’index). Une seule statistique à retenir : on peut aller jusqu’à une multiplication du trafic par 4 grâce à un travail de crawl.

Mathieu Gheerbrant : Anatomie de la page idéale

Le constat de base c’est qu’une page web n’est pas composée que de texte, c’est également des images, tweets, tableaux et autres éléments qui ont chacun un type, une fonction et une présentation pour l’internaute et les robots qui leurs sont propres. A quoi peut donc ressembler cette page idéale ? Avant d’y répondre, il faut d’abord se demander : idéale par rapport à quoi ? Par rapport à qui ? Après avoir répondu à ces questions, on comprend qu’une page idéale est bien structurée, accessible, sensée et utile, au contenu et à la sémantique travaillés. Ne pas oublier également qu’une page ne peut exister seule, c’est un neurone au sein d’un système et chaque page doit être considérée comme un nœud unique et complémentaire. En conclusion, sur les résultats de recherche il faut convaincre, rassurer ; sur la page : rassurer, satisfaire, étonner, retenir et engager. Et ne jamais oublier « Le clic est anxiogène ».

Pour voir la présentation sur l’anatomie de la page idéale

Daniel Roch : Les défauts de WordPress pour le SEO

Comme Magento, WordPress est un CMS très utilisé mais il existe une différence certaine entre ce que le webmaster, l’utilisateur et Google voient. C’est de cette différence que naissent les défauts de WordPress parmi lesquels on peut citer : des contenus dupliqués, pauvres, non optimisés, une structure et un maillage interne non adaptés mais aussi des problèmes d’indexation. Pour palier à ça, il faut essentiellement savoir correctement paramétrer WordPress, se méfier de son thème au même titre que des extensions et scanner régulièrement son site à l’aide de plusieurs outils (search console, analyse de logs, logiciels de crawl). Lors de la conférence, plusieurs solutions ont été proposées en fonction des problématiques de chacun : Comment gérer un site one page ? Comment maitriser le multilingue ?

Pour en savoir plus, consultez Les défauts de WordPress pour le SEO

Virginie Clève : AMP, quel bilan un an après ?

L’AMP est un sujet qui fait débat depuis un an, faut-il se lancer ou n’est-ce qu’une tendance passagère ? Le passage à l’AMP est-il générateur de trafic ? Quelles incidences pour la technique et comment les gérer ? Ce sont les questions auxquelles cette conférence a tenté de répondre avec un retour d’expérience sur l’année qui vient de s’écouler. Si on regarde les chiffres, Snapdeal (US) enregistre +52% de commandes journalières sur mobile grâce à l’AMP, +59% de trafic mobile quotidien, le Washington Post constate un taux de revisite sous 7 jours qui passe de 51% à 63%, pour ne citer qu’eux. Pour faire un focus sur la France, en février 2017, 81% des SERP’s Google contenaient au moins un résultat AMP. Alors l’AMP, additionnel ou défensif ? Tout dépend du site, tout comme les gains dépendent de la qualité de la mise en place et du type de site. Ce qu’il faut garder à l’esprit si l’on veut passer en AMP, c’est que l’impact est lourd mais le jeu peut en valoir la chandelle.

Pour tout savoir sur AMP, un an après

Sophie Praud et Guilhem Chauvin : A chaque enjeu SEO sa stratégie

Que vous cherchiez à développer votre SEO local, vous étendre à l’international ou gérer votre e-réputation, les stratégies à adopter doivent être adaptées. Pour prendre l’exemple du développement à l’international, nous retenons que plusieurs solutions existent, plus ou moins coûteuses, la meilleure étant un hébergement et un IP localisés par pays. Pour l’optimisation du contenu, les paragraphes courts et listes à puces ont la cote depuis l’apparition de la position 0. En bref, chaque problématique a ses solutions.

Lionel Miraton : Mots-clés, au-delà du volume de recherche

Avec la modification de l’apparence des volumes de recherche par Adwords, une question se pose : comment faire face à ce changement de donne de la part de Google ? Plusieurs outils professionnels ont développé leurs propres estimations et permettent aujourd’hui, par un croisement de données, à tous les webmasters de pouvoir continuer de consulter ces précieux volumes de recherche. Mais l’interrogation qui existe aussi derrière tout ça, c’est comment construire une stratégie de mots-clés sans cette donnée ? A cela plusieurs solutions ont été avancées comme cibler des persona préétablis, utiliser des mots-clés comme outils marketing… S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, c’est que Google n’achètera pas vos produits.

Pour consulter la présentation sur les Mots-clés : au-delà du volume de recherche

Marguerite Leenhardt : Un point de vue TAL sur le SEO

Le TAL, c’est le Traitement Automatique des Langues. Et tout l’enjeu du TAL, c’est de faire comprendre aux moteurs de recherche ce qu’est un mot, une phrase, un groupe de mots, quel sens il a dans un contexte précis et in fine comment proposer les meilleurs résultats de recherche en fonction de la requête. Jusqu’à aujourd’hui, les moteurs et utilisateurs fonctionnaient selon une logique de mots clés, mais désormais les robots utilisent des techniques hybrides de TAL et d’Intelligence Artificielle.

Olivier Andrieu : Le cocon sémantique et les méta mots

Pour définir le cocon sémantique, c’est une technique de siloing non pas basée sur l’offre mais sur la demande de l’internaute. Ce sont donc les requêtes qui sont à l’origine de l’architecture du site. Mais c’est aussi une stratégie de liaison des pages entre elles à travers le maillage. Et pour que cette technique soit efficace, il faut que la taille du cocon sémantique soit importante. En ce qui concerne les meta mots, ce sont des ensembles d’expressions plus ou moins proches et qui évoque tous la même intention de requête. Deux notions qui changent complètement la façon de concevoir un site.

Pour tout savoir sur Le cocon sémantique et les méta mots

Vincent Lahaye et Sébastien Monnier : Google data studio

Nous avons terminé ces deux jours par une petite présentation de Google Data Studio, des possibilités qu’il offre et de ses limites. Parmi les avantages de ce nouvel outil Google on peut rappeler que cette solution est gratuite et propose une création de rapports illimitée. Sur Data Studio, vous pouvez également consulter toutes vos données au même endroit : Youtube, Search console, Analytics etc. La génération de rapports est simple, à partir d’un simple document drive vous pouvez créer tous les tableaux de reporting que vous souhaitez. Attention tout de même, l’historique des données est limitée à 3 mois, les filtres sur les statistiques ne sont pas encore totalement fonctionnels et la réforme des régions sur le territoire français n’est pas encore totalement prise en compte. Pour ceux qui souhaitent pousser l’outil plus loin, il est possible de coupler Data Studio avec des outils d’analyse de logs tels que Screaming Frog. En conclusion donc, un outil performant mais en développement, qui vous aidera à créer des reporting qui plairont à votre N+1.

 

Ce que l’on retient de ces deux jours de SEO ce sont de super conférences, des experts qui partagent leurs retours d’expérience sur des sujets très intéressants et une ambiance au top. En attendant avec impatience la prochaine édition !

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