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achat internet

Même si peu d’annonceurs et d’agences SEO le diront de manière totalement transparente, l’achat de liens fait partie intégrante d’une stratégie de netlinking lorsque cela semble nécessaire pour améliorer le référencement d’un site. Les liens achetés peuvent se présenter sous différentes formes : lien partenaire présent sur toutes les pages d’un site en footer par exemple (= lien sitewide), lien sur une ancre textuelle au sein d’un contenu type article de blog, etc. Mais qu’en dit véritablement Google à ce sujet ? A-t-on vraiment besoin d’acheter des liens pour booster le positionnement d’un site internet ? Quels sont les risques ?

Quelles sont les consignes de Google concernant l’achat de liens ?

Le « paid linking », comme l’aiment à l’appeler les référenceurs et webmarketeurs férus d’anglicismes, est un sujet abordé dans les guidelines du géant américain. Sur son support en ligne accessible à tous, il y est clairement mentionné comment l’achat de liens est considéré par le moteur de recherche. Ainsi, l’« achat ou [la] vente de liens afin d’influencer le classement PageRank » fait visiblement partie des « systèmes de liens pouvant avoir un effet négatif sur le classement d’un site » nous apprend-on.

Mais qu’est-ce qu’un lien acheté ? C’est un lien acquis (backlink) en contrepartie d’une somme d’argent, de l’envoi d’un bien matériel (ou virtuel si c’est un service ou un produit en ligne) ou d’un autre lien retour en tant que monnaie d’échange. Comprenons ici que les échanges de liens entre blogueurs par exemple, par le biais de commentaires de blog, sont donc mis dans la catégorie des liens achetés… Que faut-il en conclure ? Que Google est sans doute réticent à tout système de backlinks dits « non naturels », c’est-à-dire qui ne proviennent pas d’internautes sincèrement intéressés par le contenu de la page vers laquelle le lien pointe. Selon le moteur de recherche, un bon lien est donc censé être issu d’un partage spontané et pertinent par rapport au contenu source et de destination. On prône ici le linkbaiting, technique de netlinking visant à créer un contenu de qualité destiné à être repris naturellement par les internautes par le biais d’un lien.

En théorie, si un lien est détecté par Google comme étant acheté, il y a donc un fort risque de pénalité pour le site web cité (consultez notre article sur la mise à jour Google Pingouin pour plus de détails). Il existe toutefois un moyen de contourner cette potentielle pénalité : ajouter l’attribut nofollow au lien. Mais, dans ce cas, le lien créé n’est plus rentable puisqu’il n’apporte plus de jus censé améliorer le classement du site dans les résultats de recherche. La solution pour avoir des backlinks de qualité ? Faire en sorte qu’ils soient les plus naturels possible tout en étant rentables pour l’annonceur.

Google Penguin update

Lien « naturel » : quel niveau de qualité doit-on exiger ?

Produire un contenu qualitatif pour qu’il intéresse et soit repris dans un lien de manière naturelle nécessite un grand investissement. Les annonceurs doivent avoir les ressources humaines adéquates pour rédiger des contenus uniques, souvent longs et de qualité (de par l’écriture, la pertinence de la thématique, la précision technique…). Et même en ayant cela, nous n’avons aucune garantie que les internautes citeront ce contenu sur leurs réseaux. Il serait donc d’usage d’accorder une part (mineure) du budget dédié au référencement d’un site internet à de l’achat de liens.

À quels critères se fier pour déterminer si nos liens achetés sont rentables ? Premièrement, il faut mettre l’accent sur la qualité et non sur la quantité. Être populaire ne signifie pas d’avoir une bonne notoriété. La popularité désigne le fait d’être connu mais ne gage en rien de l’effet positif de votre réputation. En revanche, être cité par des sources fiables et légitimes garantit de votre propre crédibilité sur la toile. En termes purement techniques, il semble évident en SEO d’acquérir ses liens depuis des sites et pages indexées depuis Google. Les référenceurs analysent également les metrics d’autorité du site et de la page source du lien via différents outils SEO. Ce sont généralement des notes accordées en fonction de critères variés qui aident à déterminer si une page ou un site peut être considéré comme qualitatif aux yeux de Google. Enfin, la thématique des domaines référents et la contextualisation sémantique autour du lien sont autant de critères à prendre en compte pour un lien pertinent de qualité.

Il existe d’autres techniques en référencement pour tenter de manipuler les moteurs de recherche et faire en sorte qu’un lien acheté soit pris comme un lien naturel mais cela n’est pas sans risque ! Personne ne peut être certain d’avoir effectivement trompé un moteur de recherche comme Google, une épée de Damoclès flottera toujours plus ou moins sur un site web si celui-ci passe par l’achat de liens pour sa stratégie de netlinking SEO. On se souvient du cas Interflora, dont le site britannique a subi une pénalité en 2013 et que l’on soupçonne due à une détection d’achat et d’échange de liens. Le site interflora.co.uk ne remontait plus dans les résultats de recherche sur les requêtes en anglais du type « fleuriste », « livraison de fleurs » ou « fleur en ligne ».

Où peut-on acheter ses liens ?

Pour les annonceurs dont l’objectif ROIste pilote invariablement la gestion de tous les projets marketing, l’achat de liens peut faire gagner un temps icone linkconsidérable. Certains webmasters ont créé des plateformes dédiées à la vente et l’achat de liens pour suivre la demande grandissante. Grâce à elles, les annonceurs et les éditeurs de sites sont mis en relation afin de pouvoir négocier les critères et les tarifs sur la publication d’un ou de plusieurs liens. Il est également possible de contacter les blogueurs et les propriétaires de sites pour des échanges plus directs entre les interlocuteurs. Dans la même logique, faire appel aux influenceurs sur les réseaux sociaux est une pratique qui séduit fortement les annonceurs, dans l’espoir d’obtenir des liens qui font autorité sur la toile qui participent en même temps à une stratégie d’e-réputation. Ren-ta-bi-li-té.

Mixer l’achat de liens avec d’autres pratiques de netlinking

Ce que l’on peut retirer de tout cela, c’est que l’achat de liens reste bien évidemment risqué même s’il existe des méthodes pour (espérer) passer inaperçu. Les agences SEO, expertes dans le domaine, savent de quoi il en retourne et s’attachent le plus possible à rendre les liens entrants naturels aux yeux de Google. Fortes de leurs expériences, elles ont tous les outils à leur disposition pour juger si un lien aura un impact plutôt positif ou fatalement négatif pour le site de l’annonceur.

L’achat de liens doit en tout cas être une pratique couplée avec d’autres techniques de netlinking pour passer entre les mailles du filet : le linkninja, technique tout aussi controversée que le paid linking mais souvent incontournable, et le linkbaiting, la méthode la plus fiable et sécurisée. Il est aussi conseillé d’investir dans la réalisation de vidéos, d’infographies, de contenus éditoriaux de qualité voués à être repris naturellement par les internautes.

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